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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 09:24

http://www.neosapiens.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=258&Itemid=34


BirdLife International reconduit l'opération Spring Alive et invite les enfants à suivre le retour des oiseaux migrateurs en Europe. En France, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) relaie cette opération initiée en 2006. Il s'agit pour les enfants de 8 à 12 ans d'enregistrer leurs observations sur un site internet, www.springalive.net
Quatre espèces sont concernées : le coucou gris, la cigogne blanche, l’hirondelle rustique et le martinet noir. 30 pays européens participent à l'opération.

Comme le souligne Alain Bougrain Dubourg, président de la LPO : "Grâce à ces données, les scientifiques seront capables d'évaluer les dates d'arrivée des oiseaux et de mesurer undefinedl’influence sur celles-ci de certains facteurs, comme les changements climatiques. En 2007, l’opération a permis de collecter 16 000 observations qui ont montré que le printemps avait été plus précoce qu’en 2006. Les enfants participent ainsi à la protection de ces espèces, communes en Europe, mais malgré tout menacées par l’assèchement des zones humides, l’intensification de l’agriculture et les changements climatiques.
Comment participer à l'opération ? Suivez le guide :

1. Apprendre à connaître les 4 espèces de Spring Alive : coucou gris, hirondelle rustique, martinet noir et cigogne blanche.
2. Observer attentivement autour de soi et à la première observation visuelle ou sonore, se connecter sur le site Spring Alive.
3. Remplir les différents champs du formulaire de transmission des données (lieu et date d’observation de l’oiseau).
4. Vérifier sur les cartes si son observation a fait avancer le printemps.
5. Cette année, chaque enfant pourra recevoir un bracelet de son partenaire national BirdLife en envoyant un e-mail ou une lettre.
6. En parler à ses amis pour qu'ils fassent de même !

Les quatres espèces d'oiseaux observées par les enfants :
undefinedLa cigogne blanche, échassier au long cou, au bec et aux pattes rouges, peut être observé sur son nid, sur les prairies humides et sur les champs fraîchement retournés de mars à fin août.
L’hirondelle rustique, petit oiseau à la gorge et au front rouge brique, est observable en France de mars à septembre. Lors de la migration, elle peut parcourir plus de 100 000 km à une vitesse de 58 km/h !
Le coucou gris est un oiseau de la taille d’une colombe au dos gris cendré et au ventre blanc barré de gris foncé. Il se reconnait aux « coucou » répétés caractéristiques qu’il émet. Il ne construit pas son propre nid et pond son œuf dans les nids d’autres espèces qui élèvent le jeune coucou !
Le martinet noir, qui se distingue de l’hirondelle par sa couleur brun noirâtre et ses ailes en forme de faux, est visible en ville où il construit son nid. Il peut vivre jusqu’à 21 ans et passe l’essentiel de sa vie dans le ciel. Il dort même en vol et ne se pose que pour nidifier.
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 13:43

 

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La femelle passereau qui change de mâle à chaque saison, préfère choisir celui-ci pour sa capacité à défendre sa prégéniture plutôt que pour son ramage ou son plumage, révèle une étude internationale qui parait aujourd'hui dans la revue américaine Science. 

Les scientifiques pensaient que la femelle passereau  ne choisissait son partenaire qu'en fonction de ses caractéristiques esthétiques. Mais en fait, elle sélectionne le mâle qui l'accompagnera pendant toute la période de couvaison et pendant les quatres semaines suivant l'éclosion des oeufs selon sa capacité à protéger les oisillons.

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 10:33

 LEMONDE.FR avec AFP et Reuters - 16.01.08 

 
Après une procédure judiciaire qui aura duré près d'un an, le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 16 janvier, le pétrolier Total à une amende undefinedde 375 000 euro pour "faute d'imprudence caractérisée" et a, pour la première fois en France, reconnu l'existence d'un préjudice "résultant de l'atteinte portée à l'environnement". Cette décision donnera la possibilité aux associations écologistes de se constituer parties civiles "pour demander réparation" si elles estiment qu'une atteinte à l'environnement, par exemple à l'encontre d'une espèce en voie de disparition ou d'un site naturel, a été commise.

 

Dans sa décision, le tribunal a notamment pointé "la discontinuité de la gestion technique et de l'entretien" du navire par l'affréteur Total SA, qui n'aurait pas pris en compte "l'âge du navire", soit près de vingt-cinq ans. L'avocat du pétrolier, Me Daniel Soulez-Larivière, a affirmé qu'il allait conseiller à la compagnie pétrolière de faire appel de cette condamnation.
 

L'armateur et le gestionnaire italiens, Giuseppe Savarese et Antonio Pollara, ont été reconnus coupables de "faute caractérisée" ayant provoqué le naufrage. Le juge Jean-Baptiste Parlos a estimé que les deux hommes devaient être au courant que les travaux de réparation menés sur le pétrolier avaient été conduits de manière à "réduire les coûts". Ils ont été condamnés à 75 000 euros d'amende. La société de classification RINA a également été reconnue coupable et condamnée à payer 375 000 euros. Le capitaine du bateau a été relaxé, ainsi que les membres des secours poursuivis.

192 MILLIONS D'EUROS DE DOMMAGES ET INTÉRÊTS

Le juge Parlos a, en outre, demandé à l'ensemble des coupables de verser solidairement 192 millions d'euros de dommages et intérêts aux cent une parties civiles dans l'affaire. Une condamnation solidaire permet aux parties civiles de réclamer leurs dommages à un des condamnés, à charge pour ce dernier de se faire rembourser les quotes-parts auprès des autres coupables solidaires avec lui. Dans ce cas de figure, les parties civiles risquent de se retourner massivement vers le géant pétrolier Total, de loin le plus riche des condamnés avec ses bénéfices records (12,58 milliards d'euros en 2006 et au moins autant attendus en 2007).

Parmi les parties civiles, l'Etat recevra près de 153 millions d'euros. Les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et les départements du Finistère, du Morbihan, de la Loire-Atlantique et la Vendée, Quimper, Le Guilvinec, Lorient, Quiberon, La Baule, Le Croisic, Guérande ou encore les îles d'Houat et de Noirmoutier figurent également au rang des communes indemnisées.

 


http://www.lpo.fr/comm/2008/comm2008-01-16.shtml

Communiqué de presse - Mercredi 16 janvier 2008

Erika : la reconnaissance du vivant non-commercial, une grande victoire pour la LPO et la biodiversité !

Le 16 janvier, la 11e Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris a rendu son jugement dans le procès de l’Erika. Pour la première fois en France, le préjudice écologique, résultant de l’atteinte portée à l’environnement, a été reconnu! La LPO salue cette décision sans précédent de reconnaissance du vivant non-commercial et espère qu’elle fera œuvre de droit au niveau national et international. Il s’agit en tout cas d’une grande victoire pour la biodiversité !

Fin janvier 2002, deux ans après le naufrage de l’Erika, la LPO a déposé plainte auprès du Tribunal de Paris, pour que soit reconnus trois chefs de préjudice : le préjudice moral, le préjudice économique et le préjudice écologique.
Le 16 janvier dernier, huit ans après les faits et quatre mois de procès (12 février-13 juin 2007), la LPO, défendue par ses avocats Maître François-Xavier Kelidjian et Maître Eric-Denis Ferré, a assisté à la lecture du jugement devant la 11e Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris.

Le Tribunal, par la voie de son Président Jean-Baptiste Parlos, a condamné les prévenus, personnes morales et physiques, à des amendes maximales (Total SA et Rina : 375 000 euros ; l’armateur et le gestionnaire : 75 000 euros) et à verser solidairement des dommages et intérêts aux parties civiles (192 millions d’euros). Si Total décidait de faire appel de cette décision, ce serait indécent et méprisant à l’égard du vivant, compte-tenu, notamment, des efforts médiatiques déployés actuellement par la compagnie sur la protection de la biodiversité et de l’environnement.

Parmi les associations de défense de l’environnement, la LPO est celle qui a obtenu les plus fortes indemnités : 75 000 euros pour les frais de justice, 100 000 euros pour le préjudice moral, 300 000 euros pour le préjudice économique non réparé par le Fipol et 300 000 euros pour le préjudice écologique. Il s’agit là d’une reconnaissance des compétences d’une ONG et du travail de milliers de bénévoles.

C’est, en particulier, sur ce préjudice écologique que la LPO entendait obtenir satisfaction. L’enjeu majeur du procès de l’Erika, pour la LPO, était de voir cette reconnaissance du préjudice environnemental étendue à l’avifaune sauvage. En effet, ce dernier permet aux associations de défense de l’environnement, gérant des espaces naturels, de demander réparation.

La situation est historique. Cette décision est une première en France. Nous espérons qu’elle permettra de planter les racines d’une jurisprudence et conduira à davantage de respect et d’indemnisations potentielles à l’égard de la nature.
Il s’agit en tout cas, d’ores et déjà, d’une grande victoire pour la biodiversité !

Allain Bougrain-Dubourg

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Un jugement sans précédent pour la LPO

  • le préjudice moral, par référence à l’objet statutaire de la LPO, qui est la protection des oiseaux et des écosystèmes dont ils dépendent, et au titre des dommages et intérêts : 100 000 euros pour le préjudice moral;
  • le préjudice économique non réparé par le Fipol et correspondant notamment aux dépenses de la LPO pour toutes les actions engagées en faveur des oiseaux mazoutés : 300 000 euros ;
  • le préjudice écologique (destruction d’espèces protégées) : 300 000 euros

Affectation prévisionnelle des dommages et intérêts perçus par la LPO (outre les faits de justice engagés) :

  • Programme Oiseaux en détresse : fonctionnement de ce programme (mise en œuvre de l’accueil des oiseaux marins sur le littoral français), des deux Unités mobiles de Soins LPO, des centres de soins LPO, et mise en place d’un fond d’urgence pour les oiseaux en détresse ;
  • Programme d’études et de suivi des oiseaux marins…
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 18:27

LE MONDE | 18.01.08


La biotechnologie agricole ne se résume pas à la transgenèse. Dans celle-ci, on transfère d'une espèce à une autre un gène permettant d'améliorer un de ses caractères, formant ainsiundefined un organisme génétiquement modifié (OGM). Mais il existe d'autres voies d'amélioration végétale : c'est ce qu'illustre une importante étude paraissant dans la revue Science du vendredi 18 janvier, qui expose une méthode de sélection d'un maïs présentant une proportion importante de provitamines A, des molécules capables de se transformer en vitamine A une fois ingérées.

 Une culture à grande échelle de ce maïs permettrait de lutter contre une maladie qui sévit dans les pays les plus pauvres : la xérophthalmie, cécité progressive favorisée par le manque dans l'organisme de vitamine A, qui affecterait 17 % à 30 % des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne. 

Le travail mené par Carlos Harjes, un généticien de l'université Cornell (Etats-Unis) basé aujourd'hui chez Monsanto, a consisté à appliquer une méthode qui se répand de plus en plus en recherche agronomique, la génétique d'association, promue par Edward Buckler, autre signataire de l'article. Le but est de trouver, au sein d'une espèce, les gènes codant des caractères intéressants, que l'on pourra ensuite transférer, par croisements classiques, à d'autres variétés de la même espèce.

Dans le cas étudié, il s'agissait donc de trouver les gènes codant pour les précurseurs de la vitamine A, dont le plus efficient est le bêta carotène. Certaines lignées de maïs présentent un taux élevé de bêta carotène (66 microgrammes par gramme de graine), mais la majorité des variétés consommées dans le monde ont un taux beaucoup plus faible, de 0,5 à 1,5 microgramme.

Comment expliquer cette variation de production de provitamine A ? Par le polymorphisme des gènes impliqués, c'est-à-dire par les variations mineures de la séquence d'ADN qui les compose. L'objectif premier des chercheurs a donc été d'identifier les formes particulières des gènes commandant une forte production de bêta carotène. Ils l'ont fait au moyen d'une série de tests génétiques et statistiques sur 288 lignées de la céréale.

Au total, la zone précise du gène impliquée et les formes responsables ont été identifiées. Grâce à cette information, les chercheurs ont développé des outils d'identification (ou marqueurs) des formes du gène associées à une meilleure composition en provitamine A. Ces marqueurs vont permettre de rechercher facilement, dans l'ensemble des collections de maïs, les plantes qui présentent une forme favorable du gène et de transférer ensuite ces gènes par croisements classiques dans les variétés cultivées.

"C'est une belle étude, commente Laurence Moreau, généticienne à l'Institut national de recherche agronomique (INRA). Elle démontre l'intérêt de la génétique d'association pour identifier des gènes d'intérêt au sein d'une espèce et définir des marqueurs facilitant leur utilisation en sélection."

L'équipe rend disponibles les informations génétiques afin de permettre aux sélectionneurs de tous les pays de produire facilement et rapidement par "sélection assistée par marqueurs" des maïs ayant un fort contenu en vitamine A.

La méthode présentée dans cet article vient donc rivaliser avec le "riz doré", mis au point par le chercheur suisse Igo Potrikus, qui vise aussi à augmenter la teneur en vitamine A de la céréale, mais au moyen de la transgenèse. M. Potrikus a indiqué, en décembre 2007, dans un entretien avec le site Internet gm-compas.org, que des tests du riz doré seront conduits en 2008.

Mais, observent les auteurs de l'étude de Science, il existe "une acceptation limitée des OGM dans les pays en développement". Une part essentielle du succès tient à l'acceptation du nouvel aliment par les populations visées. Un maïs renforcé en vitamine A, mais non OGM, devrait être aisément adopté par les populations africaines, dont cette céréale constitue souvent une base de l'alimentation.

Par ailleurs, ce succès de la génétique d'association devrait permettre d'élargir le débat sur l'avenir des biotechnologies agricoles.

Hervé Kempf
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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 12:13

samedi 22 décembre 2007 par Guillaume Houdant

Voici pour la nature et nos chères hirondelles une information bien réjouissante. En effet, il y a un an de cela, le site du Mont Moreland près de Durban en Afrique du Sud était menacé par la construction d’un aéroport visant à accueillir au mieux la coupe du monde de football qui s’y déroulera en 2010. Or, pour rappel, ce site est un haut lieu de rassemblement pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs en Europe, dont les hirondelles qui viennent s’y réunir par millions.

Voici la copie du communiqué de presse en date du 12 Novembre 2007 :


Grâce aux discussions menées par BirdLife Afrique du Sud et aux pressions internationales, le refuge hivernal de 5 millions d’hirondelles rustiques devrait être sauvé. Le gouvernement vient en effet de renoncer à construire le nouvel aéroport La Mercy sur la roselière qui abrite ces oiseaux durant l’hiver. Les hirondelles seront d’autre part surveillées au moyen d’un radar pour éviter les collisions avec les avions, lorsqu’elles gagnent leur dortoir au crépuscule.

(...) 

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Il y a une année, BirdLife Afrique du Sud lançait un appel à la mobilisation internationale. Les autorités sud-africaines projetaient en effet de construire un nouvel aéroport sur le site même de ce gigantesque rassemblement d’hirondelles. (...) Les scientifiques, les amoureux des oiseaux et les communautés locales ont parlé d’une seule voix pour demander une étude d’impact et une modification du projet. Les organisations partenaires BirdLife, dont l’ASPO, se sont jointes au concert de protestations.

Un plan d’action pour sauvegarder les hirondelles a été rendu public par BirdLife. Outre la préservation et la gestion optimale des roselières, le gouvernement s’est engagé à mettre en place un suivi des groupes d’hirondelles au moyen d’un radar. Il permettra aux avions d’être alertés par la tour de contrôle et de modifier leur trajectoire lors des décollages et des atterrissages. (...)

« Ce résultat est vraiment réjouissant » exulte Neil Smith, responsable de la conservation auprès de BirdLife Afrique du Sud. « Sans l’engagement international de milliers de protecteurs des oiseaux, les hirondelles auraient sans nul doute été condamnées ».

François Turrian, vice-directeur de l’ASPO ajoute : « les oiseaux ne connaissant pas les frontières, il est nécessaire de mettre en œuvre leur protection à l’échelle des continents ; les hirondelles du Mont Moreland qui passent le printemps et l’été sous nos latitudes sont devenues des symboles de cette réalité ».


Voici une victoire de taille pour tous les amis de la nature et des hirondelles. Nous pouvons remercier les acteurs de cette réussite pour le travail qu’ils ont fourni et qui fut sans doute, une fois de plus laborieux mais ô combien exaltant.

SOURCE :  

http://www.picardie-nature.org/spip.php?article363#nb1

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 17:10
Rubrique Recherche scientifique.
Publié le 23 novembre 2007  par Mathieu Jahnich (D4E).

 

undefinedLa grande majorité des espèces végétales dans le monde, notamment celles qui produisent les fruits et légumes qui servent de base à notre alimentation, comptent sur les insectes pour se reproduire. Cette richesse écologique et alimentaire est menacée par l’effondrement constaté dans le monde entier des populations d’abeilles, principaux insectes pollinisateurs. Infections parasitaires et virales, mauvais usage de pesticides, destruction des habitats, changements climatiques... sont à combattre pour contrer ce phénomène inquiétant.

Lire la suite de l’article à cette adresse :
 
 
http://www.ecologie.gouv.fr/emeddiat/article.php3?id_article=329

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 17:08

  
 Message de Yves Thonnerieux

Quand la disparition des pies-grièches cache une réalité sournoise...

  • Vous déplorez la disparition de la chouette chevêche et de la pie-grièche grise dans votre région ? Vous êtes inquiets pour le moineau friquet, le bruant proyer et le rougequeue à front blanc qui se font chaque année plus discrets dans votre environnement familier ?  Sachez que si ces oiseaux de nos campagnes agricoles se portent mal, notre propre santé est elle aussi menacée
    Prenez le temps de lire ce message un peu long (je m'en excuse)...
  • La France se place au troisième rang mondialundefined des utilisateurs de pesticides, avec, en 2004, 76 106 tonnes achetées légalement par les agriculteurs qui nous nourrissent, les collectivités qui mettent à notre disposition des espaces verts et les particuliers disposant d’un petit jardin privatif (la première catégorie utilise 90 % de ces produits phytosanitaires, ce qui laisse encore des centaines de tonnes de poisons entre les mains du jardinier du dimanche !). 
  • Il y a quelques années, j’avais rédigé pour la SNPN (Société Nationale de Protection de la Nature) un article sur le scandale des pesticides (le Courrier de la Nature, n° 215, septembre-octobre 2004). J’y survolais en quelques pages plusieurs dossiers brûlants (comme celui du Gaucho et du Régent) qui confortaient le consommateur dans l’idée que le combat du pot de terre contre le pot de fer était toujours à l’avantage du second, en raison des mensonges, des collusions contre-nature (aux deux sens du terme), des petits arrangements entre amis et finalement de la loi du « fric » (j’emploie ce terme péjoratif à bon escient), au mépris des écosystèmes et de la santé humaine. Ma modeste contribution d’alors n’était que la face visible d’un gigantesque iceberg.
  • Aujourd’hui, c’est à une plongée en eau profonde, pour détailler à la loupe la partie immergée de cet iceberg, que nous invitent un confrère journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (Fabrice NICOLINO) et un enseignant militant (François VEILLERETTE), Président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF). 
  • Leur livre (« Pesticides : révélations sur un scandale français »), paru chez FAYARD il y a une dizaine de jours, est appelé à devenir LA référence et pour longtemps dans le domaine des produits phytosanitaires expliqués aux consommateurs que nous sommes. En près de 400 pages, les auteurs dressent le tableau édifiant d’un système corrompu jusqu’à l’os dont la nature et les consommateurs font les frais depuis 60 ans.
  • Traitement-d-un-verger-phot.jpgPoint d’affirmations à la légère dans ce brûlot salutaire : tout est méticuleusement analysé, étayé par des rapports officiels, des déclarations publiques et une abondante bibliographie internationale qui a le mérite de figurer en bas de pages, grâce à des renvois numérotés. Ce travail d’investigation qui a duré plus d’un an ne craint pas de citer les noms de personnes physiques et de structures administratives ou privées qui ont contribué, qui à l‘omerta, qui à la désinformation, qui au mensonge dans la gestion du dossier des pesticides, au fil des gouvernements au pouvoir et des renouvellements d’administrations en place.
  • Si un éditeur comme FAYARD a permis la publication des noms de toutes ces personnes et structures en cause, c’est assurément parce que les avocats et autres juristes consultés ont assuré que le livre était inattaquable sur le plan pénal !
  • Il m’est impossible de résumer ici toutes les révélations qui émaillent le fil de ce livre-événement. Je ne puis que vous encourager à le lire, à le faire circuler et à diffuser le présent mail auprès des personnes faisant partie de vos réseaux.

    Pour soutenir la diffusion de cette info, je mets à votre disposition 4 photos dont je suis l’auteur et qui deviennent de fait libres de droits. Vous pouvez me les demander en haute définition si vous souhaitez les faire apparaître sur un support écrit.
  • Ces images illustrent deux thèmes pris au hasard évoqués dans le livre de NICOLINO et VEILLERETTE :
  • - ce qu’il convient de savoir avant de croquer une pomme.
    - ce qu’on nous a caché à propos du Régent et du Gaucho lors de la crise apicole des dix dernières années.
     
  • Je terminerai ce mail par deux extraits du livre pour vous mettre en appétit (si l’on peut dire…) : 
  • « … Parlons des pommes. Pourquoi ? Parce que nous aimons ces fruits. Beaucoup, réellement. (…) L’arboriculture industrielle intensive undefinedest une opération lourde, où la moindre anicroche peut mettre en jeu une saison entière. Pas question de tolérer une seule moisissure, le moindre champignon, le plus malingre des insectes. La seule solution, c’est la pulvérisation. Les pulvérisations. Les vergers –tous fruits confondus- occupent à peu près 1 % de ce qu’on appelle la surface agricole utile (SAU), mais consomment 4 % des fongicides et 21 % des insecticides. Dans 21 % des exploitations (…), les eaux de rinçage de ces nobles activités finissent aussi bien dans la cour que dans le fossé voisin. La moitié des arboriculteurs brûlent les emballages de pesticides et  ce qu’ils contiennent encore. Au-dessus de 10 hectares, plus de 20 % d’entre eux détiennent des produits de traitement qui ne sont pas légalement utilisables (source : Agreste Primeur). Et la pomme décroche dans ce domaine le pompon, d’abord parce qu’elle occupe 54 000 hectares sur les 275 000 du verger français. (…) Près de 130 matières actives sont homologuées pour les différents traitements du pommier. (…) Nos pommes subissent de 21 à 36 traitements par an –en moyenne 27 (source : enquête sur la structure des vergers en 1997, Agreste 1998). » 
  • Autre extrait du livre dans lequel la perversité du système éclate au grand jour : 
  • «  Mettez-vous dans l’ambiance X-Files. Oui, cette série de science-fiction où d’incroyables phénomènes se produisent à chaque seconde ou presque –où tout devient possible. (…) L’histoire du Gaucho et de son cousin le Régent est folle et palpitante. Insupportable. Surtout pour les abeilles, il faut bien le dire. (…) Pendant des années, de 1994 à 1997, la révolte gronde dans les campagnes, mais sans relais médiatique. Les ruchers disparaissent par milliers, les undefinedabeilles par millions, par milliards. Par milliards, oui. (…) Aucun suspense, en vérité. L’affaire va révéler ce qu’il faut bien appeler de stupéfiantes accointances de l’administration française avec un gigantesque pollueur : la société Bayer, transnationale de la chimie. (…) » 
  • Je laisse aux lecteurs du livre de NICOLINO et VEILLERETTE le soin de découvrir tous les rebondissements, toutes les collusions, toutes les malversations (jusqu’au sein de l’Institut national de la recherche agronomique qui pratique l’intimidation auprès de ses chercheurs et même dans une structure aussi officielle que peut l’être la Direction générale de l’alimentation, dépendant du Ministère de l’Agriculture). La démonstration des auteurs est monstrueusement édifiante… Les acteurs (de grands commis de l’Etat) de cette scandaleuse affaire (qui aboutira après une longue bataille juridique à l’interdiction de ces deux produits toxiques) ont reçu des promotions et occupent aujourd’hui des postes de responsabilité en rapport avec notre alimentation, y compris au sein de la Communauté Européenne ! Le livre de NICOLINO et VEILLERETTE cite tous les noms, énumère le parcours administratif de tous les intervenants et termine le chapitre sur le Gaucho et le Régent par ces lignes : 
  • « (Ces personnes) détiennent bien plus que d’autres les clés d’une partie de notre avenir. undefinedCombien aurons-nous de paysans demain ? Quels paysages seront les nôtres ? Où en seront nos sols, nos rivières, nos nappes phréatiques ? Nos aliments continueront-ils à être gorgés de pesticides ? Ils vont décider en notre nom, ils le font déjà. Et nous avons vu comment ils ont géré l’une des plus folles histoires de pollution de ces vingt dernières années. » 
  • Ultime précision en ce qui me concerne : sur quatre lectrices de ce mail, une sera atteinte d’un cancer ; s’agissant d’un homme, la proportion sera de un sur trois. Des études récentes démontrent que les causes environnementales ont largement été sous-estimées jusqu’ici dans la courbe ascendante de cette maladie. 
  • Pour finir, je vous renvoie au site Internet spécialement créé par les auteurs du livre dont je vous encourage la lecture :  http://www.pesticides-lelivre.com 
  • Vous pourrez dialoguer avec eux et vous faire une meilleure idée du contenu de leur ouvrage.

    Merci pour votre attention.

    Yves THONNERIEUX 
    (de l’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’Ecologie)



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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 16:56

 undefinedOiseau emblématique de nos montagnes, le grand tétras, également dénommé le coq de bruyère, est dans une situation de plus en plus désespérée en France. Malgré une couverture forestière en hausse depuis de nombreuses années, les populations de grand tétras régressent inexorablement. En cause : la dramatique absence de forêts naturelles sur notre territoire, l’évolution des modes de sylviculture et d’exploitation forestière et la très forte pénétration de l’homme dans ces espaces par des routes, des pistes et des aménagements de loisir.

Aujourd’hui, alors que le grand tétras vient de disparaître des Alpes françaises, il ne serait donc plus présent que dans le Jura, les Vosges (présence confidentielle de par un effectif très faible) et dans les Pyrénées, où il perd du terrain régulièrement.
Par ailleurs, sa réintroduction dans des milieux censés lui apporter des conditions de vie satisfaisantes n’est pas franchement une réussite. Dans le Massif central, après avoir disparu au début du XIXe siècle, plusieurs centaines d’individus ont été réintroduits dans le Parc naturel des Cévennes, en 1977. Une trentaine d’années après il n’en demeurerait que 20 à 25, répartis en deux petits noyaux, dans le département de la Lozère.

Une protection réelle du grand tétras et des espaces qu’il fréquente est donc plus que jamais d’actualité si l’on veut conserver les dernières populations hexagonales, et les très nombreuses espèces animales et végétales qui fréquentent les mêmes lieux et risquent aussi de disparaître, si rien n’est entrepris. 







Présence en France du grand tétras, source Groupe Tétras France (1)
- Alpes 
1977 : 25 à 30 couples
2007 : l’espèce est considérée comme éteinte
- Jura
1977 : 250 couples
2007 : 150 à 200 adultes
- Vosges
1977 : 250 coqs
2007 : 50 coqs
- Massif Central
2005 : 20 à 25 individus à l’état libre (issus du plan de réintroduction)
- Pyrénées
1960 : 10 000 adultes estimés sur le versant français
1990 : 4 500 adultes sur le versant français

Pascal Farcy

(1) - Le Groupe Tétras France regroupe la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), FNE (France Nature Environnement), le Cora (Centre Ornithologique Rhône-Alpes) Faune Sauvage, le Comité Ecologique Ariégeois, Forêts Sauvages, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA), le Fond d’Intervention Eco-Pastoral (FIEP), le Groupe Tétras Jura, le Groupe Tétras Vosges, Nature Comminges, Réserves Naturelles de France, la SEPANSO Béarn et le WWF France.

Article emprunté au site d' UNIVERS NATURE :  
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2894



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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 11:04

 

  V I D E O

Jeunes Faucons pèlerins au nid dans la région du Cap Gris-Nez (62)
Film enregistré à l'aide d'un APN Canon A95 couplé à une longue-vue Zeiss 85








undefinedLe couple nicheur (*)
Le tiercelet (un tiers plus petit) a rejoint sa compagne en poste sur le promotoire à une trentaine de mètres de haut.



undefinedDépouille de Goéland juvénil (*)
Les ailes, les pattes, la tête, le coeur, le foie et les intestins sont éparpillés sur le sol.

 

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Calées entre les pierres, profitant des derniers rayons de soleil de cette soirée de printemps, deux boules de duvet s'impatientent attendant la becquée de l'un ou l'autre des parents qui se relaient à la recherche de pitance.


Et, à quelques mètres de là ......

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(*) Photos de JeanMichel Sauvage 

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Published by Naturalistes Sans Frontière - dans Ornithologie
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