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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 08:50

 

Un martinet tombé à terre n’arrive généralement plus à s’envoler
Que faire ?
Je dois d'abord savoir s'il s'agit d'un jeune ou d'un adulte :
- si le Martinet est entièrement brun sombre, sauf la gorge (claire), il s'agit d'un adulte.
- si ses " plumes de couverture " (par exemple celles qui couvrent sa tête et son dos) sont bordées d'un liséré blanc, si son front est clair (et pas seulement sa gorge), il s'agit d'un jeune de l'année.
NB : les jeunes peuvent tomber du nid lorsqu'ils s'approchent trop près du bord, peu avant l'envol, ou bien pour trouver un peu d'air frais lors des fortes chaleurs ou encore poussés par la faim. Il leur arrive aussi de manquer leur premier envol, notamment s'ils sont trop lourds.
Pour savoir si le Martinet est capable de s'envoler,
je réponds aux questions suivantes :
Ses ailes (fermées) dépassent-elles la queue de plus de 1,5 cm ?
NB : pour pouvoir voler, le jeune martinet doit attendre que ses ailes soient suffisamment longues.

L'oiseau bouge-t-il ses deux ailes de façon symétrique, ou bien l'une des deux semble-t-elle moins mobile (voire totalement pendante) ?

NB : Le mouvement de l'aile peut être gêné par un hématome ou une luxation, qui pourront disparaître en relativement peu de temps : consulter le centre de soins pour animaux sauvages le plus proche de chez vous.
En revanche, si l'aile est cassée (elle pend au point de pouvoir être bougée dans tous les sens), le martinet ne pourra pas être sauvé, car il lui sera de toutes façons impossible de voler à nouveau normalement un jour.

Combien pèse mon Martinet ? il faut que je m'assure qu'il pèse le bon poids, c'est-à-dire :


-- si c'est un jeune : entre 40 et 45 g.
-- si c'est un adulte : entre 35 et 45 g.

Comment peser un Martinet ?
Sur une balance précise (type pèse-lettre) je pèse d'abord la boîte vide, ensuite la boîte avec le Martinet - et je fais la soustraction.
NB : Si le poids du Martinet est inférieur à 35 ou 40 grammes (selon que c'est un jeune ou un adulte), l'oiseau est trop affaibli pour chasser correctement en vol.
Si le poids atteint ou dépasse 50 grammes, j'ai affaire à un jeune encore trop lourd pour bien voler. Il va falloir qu'il maigrisse un peu. Je le place dans une boîte en carton d'assez grande taille (40-50cm de côté environ), percée de trous (voir ci-dessous). Et je le laisse un peu jeûner dans un local frais, tranquille, où les chats sont absolument interdits de séjour. De manière à ce qu'il pèse 45g au moment du relâcher.
Pour en savoir plus sur la courbe de poids idéale du jeune Martinet en fonction de son âge
Ma décision
* Si j'ai répondu NON à l'une au moins des trois questions ci-dessus, je prends contact le plus rapidement possible avec un Centre de Sauvegarde pour la Faune Sauvage.
* Si j'ai répondu OUI aux trois questions, alors je peux essayer de relâcher le Martinet aujourd'hui même (à condition qu'il ne pleuve pas).
Pour cela,
- Je place le Martinet dans l'ambulance à oiseaux (ci-dessous ) pour le transporter avec le moins de stress possible.

 

 

Bon à savoir : tenez le couvercle fermé, sinon le Martinet qui est un excellent grimpeur aura vite fait de s'évader!

 

- Je me place sur une grande pelouse ou sur un pré bien dégagé, terrain de foot par exemple (pas d'obstacles - arbres, arbustes, murs, poteaux, câbles - à moins de 50 mètres), situé si possible sur un lieu élevé
- S'il s'envole et prend très vite de la hauteur par ses propres moyens, tout est O.K. : le lâcher a réussi.
- S'il ne s'envole pas, ou bien s'il retombe au bout de quelques mètres, je le récupère délicatement et j'appelle un centre de soins pour animaux sauvages. Si c’est un jeune qui a l’air décidé, je peux lui donner une seconde chance.
Bon à savoir :
1. - un Martinet fin prêt pour le départ se montre agité : il bat fortement des ailes dans son carton ; il cherche à s'échapper de la main qui le tient. En revanche, s'il reste calme dans la main, c'est qu'il ne se sent pas lui-même en état de voler.
2. - Si vous apercevez d'autres Martinets dans le ciel, c'est très bien : peut-être les verrez-vous s'approcher de lui dès qu'il sera en vol et le prendre en charge (si c'est un jeune).

 

Précautions à prendre dans tous les cas
Je manipule le martinet le moins possible
(je risquerais d'abîmer son plumage de façon durable)
Pour connaître la bonne façon de tenir un Martinet…
Je ne lui donne ni lait ni pain
(deux nourritures catastrophiques pour tous les oiseaux)
Pour savoir ce qu'il faut lui donner à manger…
Pour savoir comment le faire boire (précaution importante, surtout en été, par temps chaud)…
 
Je ne place jamais l'oiseau dans une cage (il s'y agiterait et s'y blesserait) mais dans une boîte percée de nombreux trous pour qu'il puisse respirer
Si je suis obligé de lui donner à manger ?...
En cas de problème, confiez toujours le Martinet à un centre de sauvegarde pour animaux sauvages, pour qu'il soit pris en charge par des spécialistes.

En effet :
- il est très difficile de nourrir un Martinet car celui-ci ne mange dans la Nature que des insectes, tous attrapés en vol.
- en captivité, il ne réclame pas à manger, ce qui est très trompeur. En effet, on peut avoir l'impression qu'il est rassasié, alors qu'il s'installe petit à petit dans une espèce de léthargie. A partir d'un certain seuil d'amaigrissement, il ne pourra plus récupérer et sera voué à la mort.
- le Martinet est une espèce totalement protégée par la Loi ; il ne peut être soigné que par des personnes disposant d'une autorisation spéciale.
Si vous ne parvenez pas à joindre un centre de soins,
voici quelques conseils qui vous permettront d'alimenter un Martinet en attendant
Vous pouvez lui proposer (au choix) :

- des mouches (et autres insectes tués sans insecticides). Attention, il faut l'équivalent d'au moins 100 mouches domestiques par jour, pas très facile à trouver...

- des vers de farine achetés en oisellerie.

    Solution pratique : en fonction de l’âge, environ 50 à 80 vers de farine de taille moyenne (= 2 à 2,5 cm de long) chaque jour, que vous distribuerez en 6 à 8 repas. Ajoutez 2 grammes de pâtée pour insectivores humectée, et quelques gouttes de compléments nutritifs vitaminés (par exemple : Alvityl ou Tonivit, en pharmacie).

- de la viande hachée mais vous devrez alors augmenter la proportion de pâtée pour insectivores : environ une grosse cuillérée à soupe de cette pâtée pour un steak haché moyen.

    Ration quotidienne : 5 boulettes de la taille d'une noisette ou d'une bille, à répartir sur la journée. Ajoutez quelques gouttes de compléments nutritifs vitaminés et du calcium (par exemple Sofcanis, chez le vétérinaire)

Attention à la conservation du mélange ci-dessus : elle doit se faire au froid pour éviter la multiplication des bactéries - mais les aliments ne doivent pas être donnés glacés.
NB : la viande hachée peut être remplacée par des croquettes sèches pour chien riches en protéines. Humectez-les pour en faire de petites boulettes et suivez la méthode " viande hachée " ci-dessus. Complétez par de la pâtée " insectivores " humectée et des compléments nutritifs vitaminés.
A chaque repas, faites boire le Martinet
Méthode 1 : A l'aide d'un compte-gouttes, déposez une goutte sur la commissure du bec et recommencez jusqu'à plus soif. Le Martinet ouvrira le bec et absorbera chaque goutte.
Ou bien trempez une petite baguette dans l'eau et déposez chaque goutte ainsi obtenue sur le côté du bec.
Méthode 2 : ouvrez le robinet tout doucement, jusqu'à obtenir un filet d'eau fin comme un cheveu, juste un peu plus que le goutte à goutte. Placez le bout du bec du Martinet devant ce filet d'eau : il va claquer du bec plusieurs fois, pour boire.
Comment bien tenir un Martinet ?
1. Je fais attention à la partie inférieure du bec, qui est cartilagineuse et très fragile chez le martinet
2. J’emprisonne doucement ses ailes à l’intérieur de la main
3. J’évite d’enserrer le ventre pour ne pas peser sur ses sacs aériens
Comment lui donner à manger ?
Je glisse un ongle entre les deux mandibules et, en soulevant doucement la mandibule supérieure, j'amène l'oiseau à ouvrir la bouche

 

Je peux ainsi introduire la nourriture et la pousser tout au fond du bec.

 

La courbe de poids des jeunes Martinets noirs
La courbe de poids moyenne des jeunes Martinets noirs, de leur naissance à leur envol, a été établie par le spécialiste français de cet oiseau, Gérard Gory, d'après le suivi de 168 poussins.

Pour savoir si le jeune Martinet que vous avez trouvé a un poids normal pour son âge :
1. Trouvez son âge approximatif en le comparant aux cinq poussins ci-contre (1 jour, 10 jours, 20 jours, 30 jours ou 40 jours)
2. En fonction de son âge, vérifiez sur la courbe ci-dessous que son poids se trouve dans la zone grise (poids normal)

 

 

Source de l'article :          

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 17:07


Un livre que chaque jardinier doit posséder

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 18:42

 

Beaucoup de jardiniers ont entendu parler du purin d'ortie, certains en ont préparé et parfois mal employé.
C’est un produit peu coûteux et pourtant efficace.
Au cours de sa fermentation, il peut avoir 2 emplois :
+comme insecticide ou insectifuge pour soigner les plantes
+comme fertilisant afin de donner aux plantes une meilleure résistance aux maladies, activer leur croissance améliorer leur productivité, niais surtout leurs qualités.

 



COMMENT ELABORER UN PURIN D'ORTIE ?

Dans Lin récipient en terre, émaillé, en bois, éventuellement en plastique (jamais dans un fût métallique) mettre 1 kg d'orties piquantes fraîchement cueillies avec 9 1 d'eau de pluie de préférence ou de source (éviter l'eau du robinet trop chlorée) et laisser fermenter de 6 à 21 jours selon la température ambiante.


Ex : 5 à 6 Jours à 30° ? 14 jours à 20° - 21 jours à 5' ? Ces chiffres ne sont qu'approximatifs. C'est la phase de fermentation qui nous intéresse et non la phase de putréfaction. Il faut brasser le mélange tous les jours. Il remonte à la surface une quantité importante de petites bulles. Quand celles?ci ne se forment plus, la fermentation est terminée.

Si l'on emploie la totalité du purin une fois la fermentation achevée, il faut le filtrer grossièrement avant son épandage à l'arrosoir, et avant dilution.

Si tout n'est pas utilisé dans les quelques jours, il faut alors le filtrer avec un vieux rideau fin, ou un collant et le stocker à l'abri de la lumière et du gel dans des bidons plastique bien remplis et fermés hermétiquement.


On peut l'utiliser au bout de 12 heures de fermentation pour lutter contre les pucerons. Dans ce cas, utiliser directement au pulvérisateur uin purin pur bien filtré. Dans les autres cas, il doit être diluer à 5 % pour les arrosages foliaires tous les 5 à 10 jours sur les plantes normalement alimentées en eau. Il est inefficace en cas de sécheresse.


Son emploi sur les solanées, tomates, pommes de terre, est déconseillé. Il est préférable d'arroser au pied de ces plantes, avec une solution d'eau à 20 % de purin.


Comme fertilisant, son emploi à 10 % est couramment conseillé, mais peut atteindre 20 % en épandages comme fumure de fond, avant les plantations.
Comme dans toutes choses, les excès nuisent : les fortes concentrations sont déconseillées, et peuvent aller à l'encontre du but recherché.


Les pulvérisations foliaires fréquentes à 2 ou 3% sont idéales. Le purin d'ortie est riche en azote, pauvre en phosphore, mais sa richesse en fer est exceptionnelle.

La composition varie d'uin purin à l'autre selon l'époque de l'année et du lieu de croissance de l'ortie . Néanmoins, les résultats sur la végétation sont toujours visibles.


En 1981, les expériences de, Rolf PATERSON, chercheur suédois, effectuées en serre, sur substrat neutre, en culture de radis, tomate, blé et orge ayant reçu régulièrement une fertilisation avec du purin d'ortie en comparaison à une solution chimique de composition identique ont prouvé la supériorité du purin d'ortie. L’expérience a duré 2 mois. L'avantage du purin était décelable au coup d'œil, tant la Vigueur des plantes était spectaculaire. Les analyses des récoltes ont montré une production plus grande de matière végétale fraîche, mais aussi de matières sèches. Constatation intéressante, le système racinaire des plantes produites avec cette méthode naturelle, était beaucoup plus développé


PETITS CONSEILS PRATIQUES


La fermentation peut être facilité, si l'ortie est préalablement hachée.
Beaucoup d’entre nous possèdent une tondeuse à gazon. Sur un sol propre, tassé, sans caillou, étendre les orties fraîches sur une faible épaisseur et passer lentement dessus la tondeuse.
Les orties hachées recueillies dans un bac à herbe conviendront très bien pour les plantations de tomates et la confection de purins d'orties.


Pour éviter le filtrage lors de la préparation du purin, l'es orties seront enfermées dans un grand sac plastique tressé dont on ferme la gueule avec une ficelle, à laquelle on fixera une masse lourde : pavé brique, etc ... (pas de métal) afin que le sac reste bien immergé dans l'eau. Au cours de la fermentation, il est conseillé de recouvrir le récipient avec un vieux rideau pour empêcher certaines grosses mouches de pondre sur la macération malodorante très riche en protéines, acides aminés et oligo?éléments favorisant le développement de certains asticots.


CONSTATATION


Il y a plus de 25 ans, une expérience nous a permis de constater, qu'un usage régulier de purin d'ortie dilué, maintenait en parfaite santé une variété de rosier réputée pour sa sensibilité aux taches brunes du feuillage ainsi qu'aux pucerons. Le feuillage restait sain, bien vert et brillant très tard en saison.


Un dernier conseil

Avant d'utiliser ou de détruire toutes les orties de votre jardin, sachez que certains papillons utilisent les orties pour se reproduire !

http://www.nord-nature.org/fiches/fiche_j3.htm

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 09:43

Photo de Fabien Gréban trouvé sur le site : www.faune-jura.com/mammifere18.html 


Il n’est pas toujours simple de distinguer un chat sauvage (ou chat forestier) de son "pas-tout-à-fait-homologue" chat domestique. Si vous avez la chance d’en approcher un d’assez prêt ou de l’observer aux jumelles, voici quelques critères qui vous permettront d’y voir plus clair.....

... connaître la suite de l'article 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:25

27-04-2008]
Une équipe de chercheurs du laboratoire "Ecosystèmes, biodiversité, évolution" (CNRS/Université de Rennes 1) et de "Géosciences Rennes" (INSU-CNRS/Université de Rennes 1) en collaboration avec des chercheurs du synchrotron de Grenoble vient d'apporter la preuve de la filiation entre les oiseaux actuels et les dinosaures à plumes. Ils comblent ainsi une lacune majeure dans l'évolution animale.


Plumes primitives découvertes dans l'ambre crétacé (100 000 millions d'années) des Charentes
© © Vincent Perrichot / Didier Néraudeau CNRS

Des fragments d'ambre, vieux de 100 millions d'années, extraits d'une carrière de Charente-Maritime et contenant des plumes fossiles : c'est à partir de cette découverte que Vincent Perrichot et Didier Néraudeau ont établi la filiation entre les oiseaux et les dinosaures.

Afin d'identifier l'oiseau à qui appartenaient ces plumes, les deux chercheurs ont collaboré avec Loïc Marion et Paul Tafforeau, ce dernier travaillant au synchrotron de Grenoble. Leurs travaux publié récemment (1), montrent que les plumes ne provenaient pas d'un oiseau, au sens classique du terme, mais plutôt d'une espèce primitive proche des dinosaures bipèdes, faisant la preuve du passage des plumes primitives, de type duvet, aux plumes modernes. Ces dernières, munies d'un long rachis portant des barbes des deux côtés, ont permis aux oiseaux de voler.

Cette étude, comble ainsi une lacune majeure dans l'évolution des plumes des dinosaures et des oiseaux.

Source :
(1) « The early evolution of feathers : fossil evidence from Cretaceous amber of France »,
V. Perrichot, L. Marion, D. Néraudeau, R. Vullo, and P. Tafforeau,
Proc. R. Soc. B., 2008



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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 13:43

 

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La femelle passereau qui change de mâle à chaque saison, préfère choisir celui-ci pour sa capacité à défendre sa prégéniture plutôt que pour son ramage ou son plumage, révèle une étude internationale qui parait aujourd'hui dans la revue américaine Science. 

Les scientifiques pensaient que la femelle passereau  ne choisissait son partenaire qu'en fonction de ses caractéristiques esthétiques. Mais en fait, elle sélectionne le mâle qui l'accompagnera pendant toute la période de couvaison et pendant les quatres semaines suivant l'éclosion des oeufs selon sa capacité à protéger les oisillons.

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