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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 15:23

 

Migrations et hivernage  - Saison 2009/2010 -

 


L’année 2010 a été proclamée "année de la biodiversité". La France s’était engagée à stopper la perte de biodiversité à cet horizon et l’on constate aujourd’hui que cet objectif n’a pas été atteint. Certaines espèces comme la Grue cendrée connaissent, toutefois, des hausses de leur population. Ce phénomène s’explique en partie par la réhabilitation des zones humides, la protection des zones de reproduction d’Europe du nord, la protection et l’aménagement des sites de haltes migratoires. Malheureusement, les espèces en déclin sont nettement plus nombreuses et il est urgent d’agir pour préserver toutes ces richesses.
La Grue cendrée est une des espèces facilement observable par tout un chacun. Ses vols majestueux lors de la migration permettent à beaucoup d’entre nous de prendre conscience de la beauté de la nature. Cette espèce, chassée jusqu’au milieu des années 60, montre qu’avec la mobilisation d’un grand nombre d’acteurs à travers l’Europe, il est possible de voir une population animale se redynamiser. A la condition de tels engagements, l’espoir est donc permis pour une grande majorité d’espèces.

A travers ce document, nous vous invitons à revivre la dernière migration ainsi que l’hivernage de la grue dans notre pays. Nous adressons nos remerciements à l’ensemble des observateurs et structures pour leurs observations ainsi qu’au Réseau Grues France (cf liste) et nos correspondants étrangers.

 

Migration post-nuptiale 2009

Les premières grues (hormis les grues nicheuses de Lorraine) sont observées comme habituellement sur le lac du Der (51/52) dès la mi-juin. Dans le même temps, 3 grues stationnent dans la Nièvre entre le 15 juin et le 7 juillet. Par ailleurs, deux oiseaux sont présents sur le site d’Arjuzanx (40) depuis le printemps précédent. A la fin du mois d’août, 36 grues sont présentes au lac du Der et des cris sont entendus dans l’Aube. Dans le Loir-et-Cher, 4 oiseaux sont signalés en vol dès le 20 août. Sur le site de Rügen en Allemagne, 2 000 grues sont rassemblées début septembre. 

 

Mouvements de faible ampleur
(07/09/09 – 08/10/09)

Lors de cette période, ce sont 22 départements qui relatent des grues en migration. Les effectifs ne sont jamais importants (groupe de 75 individus maximum). Dès le 5 septembre, des grues fréquentent les sites d’hivernage habituels de la Nièvre. En Allemagne, sur le site de Rügen, plus de 8 000 grues sont présentes le 10 septembre. Le lendemain, la première grue de la saison est signalée à Gallocanta en Espagne. Sur le site de Saint-Martin de Seignanx (40), la première grue est, quant à elle, notée le 30. Plus surprenant, le 3 octobre, 4 grues survolent Paris. Le mouvement tend à s’intensifier à partir du 8 octobre puisque pas moins de quatre vols ont été signalés en Moselle. Ces mouvements auront concerné environ 1 000 grues

 

Première vague de migration
(09/10/09 – 21/10/09)

En Suède, le signal du grand départ est donné dès le 9 octobre puisque 25 000 grues sont comptabilisées en migration dans le pays ! En Allemagne, les effectifs en migration sont également importants : 13 000 individus en 52 vols. En soirée, ces vols passent au dessus de la Belgique puis entrent en France par le nord-est de notre pays. Dans un premiers temps, un grand nombre de grues font escale en Champagne Humide puis repartent dès le 11 en direction du sud-ouest. Ainsi la Bourgogne, l’est du Centre, le nord de l’Auvergne et le Limousin sont rapidement concernés par des vols de grues. Au lac du Der, au moins 8 000 grues sont comptées. Dans les jours qui suivent, des grues continuent d’arriver d’Allemagne alors que dans le même temps, d’autres franchissent les Pyrénées. Les journées des 13, 14 et 15 octobre marquent l’apogée de cette vague de migration. Les effectifs en migration dépassent les 10 000 individus dans la journée du 14 dans la Nièvre et le Limousin. Dans cette même région, le lendemain, pas moins de 26 000 grues sont en transit. Les vols sont également importants en Dordogne et dans le Lot-et-Garonne (7 500 grues en 1h15 !). Par la suite, les mouvements se calment. Une grue est notée sur l’île d’Ouessant le 17. Comme souvent après des vagues importantes de migration, des grues sont posées un peu partout : Moselle, Meuse, Nièvre, Cher, Creuse, Indre, Allier, Charente, Gironde ou bien encore Landes. Entre 20 et 30 000 grues sont stationnées au lac du Der le 15. Les sites espagnols font également le plein : 8 200 individus en Extrémadure et plus de 20 000 à Gallocanta. Cette première vague de migration aura concerné autour de 60 000 grues.

 

                         Carte 1 : Nombre cumulé de Grues cendrées lors des mouvements
                                                             du 9 au 21 octobre 2009

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième vague de migration
(30/10/09 – 2/11/09)

 

Après une période d’accalmie, la migration reprend en Allemagne le 30 octobre où plus de 36 000 grues prennent la direction de la France. Les comptages sont rendus difficiles par la suite, la nuit étant tombée. On retrouve toutes ces grues le lendemain sur la diagonale habituelle de migration entre la Lorraine et la barrière pyrénéenne. Des grues sont également observées sur les départements bordant la Méditerranée les 31 octobre et 1er novembre. Ces oiseaux arrivent par la vallée du Rhône (Ain, Loire, Drôme, Hautes-Alpes, Vaucluse) mais aussi par le nord de l’Italie, probablement depuis les sites de stationnement de Hongrie. Ainsi les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales sont survolés par des grues. Le 1er novembre ce sont encore plus de 21 000 grues supplémentaires qui quittent l’Allemagne. A la fin de cette vague, on note 7 500 grues à Arjuzanx, au moins 1 600 sur les sites du centre de la France, 480 individus sur le site de Puydarrieux (65) et 130 sur celui de Cousseau (33). Cette seconde vague porte sur 60 000 grues.

 

Départs massifs de Champagne
(08/11/09 - 09/11/09 et 19/11/09

 

Lors de la journée du 8 novembre de très nombreuses grues quittent le lac du Der où plus de 52 000 grues sont comptabilisées aux départs des dortoirs le matin même. Les conditions météo étant bonnes, une grande partie des oiseaux prend la direction du sud-ouest. L’Aube et l’Yonne sont rapidement survolées par plus de 10 000 grues. De même, ce sont 10 000 grues qui sont notées en moins d’une heure au dessus du Cher. Dans ce département, un petit avion vole avec les grues à 360 m d’altitude à une vitesse de 70 km/h. Le 9 novembre, l’ensemble du sud-ouest est concerné et plus de 400 grues stationnent dans la Brenne (36). Le 19 novembre, de très nombreuses grues attendent la dissipation des brouillards et quittent la Champagne. En deux heures dans l’Yonne, 8 000 grues sont comptabilisées. Plus de 22 000 grues sont posées sur le site de Gallocanta. Lors de cette période, 2 000 grues supplémentaires sont arrivées en France.

 

Une longue période ponctuée par des arrivées d’Allemagne
(01/12/09 – 02/01/2010)

(01/12/09 – 02/01/2010)

grue-2.jpgLa plupart d’entre nous sont souvent surpris d’observer des grues en migration si tard en saison. Pourtant ce phénomène est observé chaque année. Lors de cette période, même si les arrivées d’Allemagne sont quasi-quotidiennes, quelques journées se démarquent par l’intensité de la migration. C’est le cas pour les journées du 1er au 7 décembre, du 11 au 13, du 18, du 20 et du 21 ainsi que du 2 janvier 2010. Ces grues quittent l’Allemagne en fonction des conditions météorologiques. D’importantes vagues de froid poussent les oiseaux à rejoindre notre pays. Les sols enneigés ou gelés empêchent les grues de s’alimenter correctement. Ces dernières arrivées concernent 50 000 grues quand même !

 

Bilan migration postnuptiale 2009

 

Lors de la migration postnuptiale, 180 000 grues ont été observées en migration active. Ce nombre est en baisse par rapport à l’an dernier. Selon les années, plus ou moins d’oiseaux passent inaperçus car la migration s’effectue aussi bien le jour que la nuit.

 

 

 

Source de l'article : 

 http://champagne-ardenne.lpo.fr/grues/synthese_migration_grue_09_10.htm

Published by Naturalistes Sans Frontière - dans Ornithologie
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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 17:02

- 10 juin 2010 -

L'OPH de Calais devait détruire un bâtiment vétuste pour les humains mais bien utile pour héberger les hirondelles de fenêtre.

Après différentes rencontres, Mme Courmont,  Présidente de cet organisme de logements sociaux, et le Directeur Général, M. Haullot ont décidé d'aider cette espèce en fort déclin dans le calaisis.

Ainsi, l'OPH a financé l'achat et la pose de 143 nichoirs Schwegler (en béton de bois) répartis sur différents bâtiments proches de l'immeuble à démolir.

 

Ce sont donc des habitations de luxe qui ont attendu l'arrivée de nos amies ailées à la grande joie des locataires du quartier.

 

Delichon urbica (eh oui, c'est le nom donné par les scientifiques à cette dévoreuse d'insectes) ne s'est pas fait priée puisque dès le lendemain de la pose la plupart des nids étaient visités et adoptés.

 

BRAVO DONC A L' OPH DE CALAIS

POUR SON INVESTISSEMENT EN FAVEUR DE LA PROTECTION DES ESPECES EN DIFFICULTE. 

 

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 Article du Nord Littoral

CLIQUEZ SUR L IMAGE POUR ACCEDER A L'ARTICLE

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Published by Naturalistes Sans Frontière - dans Réseau Hirondelles
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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 08:50

 

Un martinet tombé à terre n’arrive généralement plus à s’envoler
Que faire ?
Je dois d'abord savoir s'il s'agit d'un jeune ou d'un adulte :
- si le Martinet est entièrement brun sombre, sauf la gorge (claire), il s'agit d'un adulte.
- si ses " plumes de couverture " (par exemple celles qui couvrent sa tête et son dos) sont bordées d'un liséré blanc, si son front est clair (et pas seulement sa gorge), il s'agit d'un jeune de l'année.
NB : les jeunes peuvent tomber du nid lorsqu'ils s'approchent trop près du bord, peu avant l'envol, ou bien pour trouver un peu d'air frais lors des fortes chaleurs ou encore poussés par la faim. Il leur arrive aussi de manquer leur premier envol, notamment s'ils sont trop lourds.
Pour savoir si le Martinet est capable de s'envoler,
je réponds aux questions suivantes :
Ses ailes (fermées) dépassent-elles la queue de plus de 1,5 cm ?
NB : pour pouvoir voler, le jeune martinet doit attendre que ses ailes soient suffisamment longues.

L'oiseau bouge-t-il ses deux ailes de façon symétrique, ou bien l'une des deux semble-t-elle moins mobile (voire totalement pendante) ?

NB : Le mouvement de l'aile peut être gêné par un hématome ou une luxation, qui pourront disparaître en relativement peu de temps : consulter le centre de soins pour animaux sauvages le plus proche de chez vous.
En revanche, si l'aile est cassée (elle pend au point de pouvoir être bougée dans tous les sens), le martinet ne pourra pas être sauvé, car il lui sera de toutes façons impossible de voler à nouveau normalement un jour.

Combien pèse mon Martinet ? il faut que je m'assure qu'il pèse le bon poids, c'est-à-dire :


-- si c'est un jeune : entre 40 et 45 g.
-- si c'est un adulte : entre 35 et 45 g.

Comment peser un Martinet ?
Sur une balance précise (type pèse-lettre) je pèse d'abord la boîte vide, ensuite la boîte avec le Martinet - et je fais la soustraction.
NB : Si le poids du Martinet est inférieur à 35 ou 40 grammes (selon que c'est un jeune ou un adulte), l'oiseau est trop affaibli pour chasser correctement en vol.
Si le poids atteint ou dépasse 50 grammes, j'ai affaire à un jeune encore trop lourd pour bien voler. Il va falloir qu'il maigrisse un peu. Je le place dans une boîte en carton d'assez grande taille (40-50cm de côté environ), percée de trous (voir ci-dessous). Et je le laisse un peu jeûner dans un local frais, tranquille, où les chats sont absolument interdits de séjour. De manière à ce qu'il pèse 45g au moment du relâcher.
Pour en savoir plus sur la courbe de poids idéale du jeune Martinet en fonction de son âge
Ma décision
* Si j'ai répondu NON à l'une au moins des trois questions ci-dessus, je prends contact le plus rapidement possible avec un Centre de Sauvegarde pour la Faune Sauvage.
* Si j'ai répondu OUI aux trois questions, alors je peux essayer de relâcher le Martinet aujourd'hui même (à condition qu'il ne pleuve pas).
Pour cela,
- Je place le Martinet dans l'ambulance à oiseaux (ci-dessous ) pour le transporter avec le moins de stress possible.

 

 

Bon à savoir : tenez le couvercle fermé, sinon le Martinet qui est un excellent grimpeur aura vite fait de s'évader!

 

- Je me place sur une grande pelouse ou sur un pré bien dégagé, terrain de foot par exemple (pas d'obstacles - arbres, arbustes, murs, poteaux, câbles - à moins de 50 mètres), situé si possible sur un lieu élevé
- S'il s'envole et prend très vite de la hauteur par ses propres moyens, tout est O.K. : le lâcher a réussi.
- S'il ne s'envole pas, ou bien s'il retombe au bout de quelques mètres, je le récupère délicatement et j'appelle un centre de soins pour animaux sauvages. Si c’est un jeune qui a l’air décidé, je peux lui donner une seconde chance.
Bon à savoir :
1. - un Martinet fin prêt pour le départ se montre agité : il bat fortement des ailes dans son carton ; il cherche à s'échapper de la main qui le tient. En revanche, s'il reste calme dans la main, c'est qu'il ne se sent pas lui-même en état de voler.
2. - Si vous apercevez d'autres Martinets dans le ciel, c'est très bien : peut-être les verrez-vous s'approcher de lui dès qu'il sera en vol et le prendre en charge (si c'est un jeune).

 

Précautions à prendre dans tous les cas
Je manipule le martinet le moins possible
(je risquerais d'abîmer son plumage de façon durable)
Pour connaître la bonne façon de tenir un Martinet…
Je ne lui donne ni lait ni pain
(deux nourritures catastrophiques pour tous les oiseaux)
Pour savoir ce qu'il faut lui donner à manger…
Pour savoir comment le faire boire (précaution importante, surtout en été, par temps chaud)…
 
Je ne place jamais l'oiseau dans une cage (il s'y agiterait et s'y blesserait) mais dans une boîte percée de nombreux trous pour qu'il puisse respirer
Si je suis obligé de lui donner à manger ?...
En cas de problème, confiez toujours le Martinet à un centre de sauvegarde pour animaux sauvages, pour qu'il soit pris en charge par des spécialistes.

En effet :
- il est très difficile de nourrir un Martinet car celui-ci ne mange dans la Nature que des insectes, tous attrapés en vol.
- en captivité, il ne réclame pas à manger, ce qui est très trompeur. En effet, on peut avoir l'impression qu'il est rassasié, alors qu'il s'installe petit à petit dans une espèce de léthargie. A partir d'un certain seuil d'amaigrissement, il ne pourra plus récupérer et sera voué à la mort.
- le Martinet est une espèce totalement protégée par la Loi ; il ne peut être soigné que par des personnes disposant d'une autorisation spéciale.
Si vous ne parvenez pas à joindre un centre de soins,
voici quelques conseils qui vous permettront d'alimenter un Martinet en attendant
Vous pouvez lui proposer (au choix) :

- des mouches (et autres insectes tués sans insecticides). Attention, il faut l'équivalent d'au moins 100 mouches domestiques par jour, pas très facile à trouver...

- des vers de farine achetés en oisellerie.

    Solution pratique : en fonction de l’âge, environ 50 à 80 vers de farine de taille moyenne (= 2 à 2,5 cm de long) chaque jour, que vous distribuerez en 6 à 8 repas. Ajoutez 2 grammes de pâtée pour insectivores humectée, et quelques gouttes de compléments nutritifs vitaminés (par exemple : Alvityl ou Tonivit, en pharmacie).

- de la viande hachée mais vous devrez alors augmenter la proportion de pâtée pour insectivores : environ une grosse cuillérée à soupe de cette pâtée pour un steak haché moyen.

    Ration quotidienne : 5 boulettes de la taille d'une noisette ou d'une bille, à répartir sur la journée. Ajoutez quelques gouttes de compléments nutritifs vitaminés et du calcium (par exemple Sofcanis, chez le vétérinaire)

Attention à la conservation du mélange ci-dessus : elle doit se faire au froid pour éviter la multiplication des bactéries - mais les aliments ne doivent pas être donnés glacés.
NB : la viande hachée peut être remplacée par des croquettes sèches pour chien riches en protéines. Humectez-les pour en faire de petites boulettes et suivez la méthode " viande hachée " ci-dessus. Complétez par de la pâtée " insectivores " humectée et des compléments nutritifs vitaminés.
A chaque repas, faites boire le Martinet
Méthode 1 : A l'aide d'un compte-gouttes, déposez une goutte sur la commissure du bec et recommencez jusqu'à plus soif. Le Martinet ouvrira le bec et absorbera chaque goutte.
Ou bien trempez une petite baguette dans l'eau et déposez chaque goutte ainsi obtenue sur le côté du bec.
Méthode 2 : ouvrez le robinet tout doucement, jusqu'à obtenir un filet d'eau fin comme un cheveu, juste un peu plus que le goutte à goutte. Placez le bout du bec du Martinet devant ce filet d'eau : il va claquer du bec plusieurs fois, pour boire.
Comment bien tenir un Martinet ?
1. Je fais attention à la partie inférieure du bec, qui est cartilagineuse et très fragile chez le martinet
2. J’emprisonne doucement ses ailes à l’intérieur de la main
3. J’évite d’enserrer le ventre pour ne pas peser sur ses sacs aériens
Comment lui donner à manger ?
Je glisse un ongle entre les deux mandibules et, en soulevant doucement la mandibule supérieure, j'amène l'oiseau à ouvrir la bouche

 

Je peux ainsi introduire la nourriture et la pousser tout au fond du bec.

 

La courbe de poids des jeunes Martinets noirs
La courbe de poids moyenne des jeunes Martinets noirs, de leur naissance à leur envol, a été établie par le spécialiste français de cet oiseau, Gérard Gory, d'après le suivi de 168 poussins.

Pour savoir si le jeune Martinet que vous avez trouvé a un poids normal pour son âge :
1. Trouvez son âge approximatif en le comparant aux cinq poussins ci-contre (1 jour, 10 jours, 20 jours, 30 jours ou 40 jours)
2. En fonction de son âge, vérifiez sur la courbe ci-dessous que son poids se trouve dans la zone grise (poids normal)

 

 

Source de l'article :          

Published by Naturalistes Sans Frontière - dans Le saviez-vous
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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 09:37

Dimanche 25 avril 2010  -  Lieu de l’activité : Sangatte (62)
 Programme : Sortie nature à Sangatte
Présentation
"En suivant des chemins balisés jusqu'au site du Front Pignon, c'est la nature qui vous sera racontée pas à pas. Et si l'insolite était au rendez vous ?"

 

1--Photo-033

 

8 h 45 : 

C'est sur la Place de la Mairie de Sangatte que Catherine attend de pied ferme les participants à la sortie nature gérée par Nature et Découvertes, encadrée par NSF.

9 h 15 :

les 3 personnes de Lille ne viendront plus surement retardées par un oreiller trop confortable. Il paraît pourtant que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, surtout le dimanche !

Le départ est donc décidé.

 

 

2--A100_0809.jpg 

 

Au programme : 3 h 00 de ballade jusqu'au Fond Pignon et peut-être jusqu'au Mont d'Hubert si le chemin du GR n'a pas été saccagé par les amoureux de la "nature propre".

Un nouveau slogan a été trouvé par un participant inspiré :  "Bien mieux que le Roundup, aucune vilaine fleur ne résiste aux quads, motos ou 4x4 !"

 

 

 

 

   4--Photo-001   

Encadrés par Catherine Pelabon, talentueuse conteuse,

le petit groupe de 7 personnes a été enchanté par ses anecdotes sur les fleurs et arbustes croisés en chemin.

 

 3--Photo-044

 

  

Le plan d'eau du Fond Pignon a fait le bonheur des ornithos présents : l'Oedicnème criard a été entendu mais non vu.

 

6--Photo-012

 

Au retour, les passereaux étaient en forme, spectacle musical assuré. Un Bruand jaune nous a même fait l'honneur de se laisser contempler en gros plan dans la longue-vue.

En bref, une bonne promenade dominicale qui a permis de profiter pleinement de cette belle matinée !

 

7--Photo-010 

 

 

Les participants ont apprécié et décidé de remettre ça dès que possible.

 

Avis aux amateurs !

 

Pour quelques personnes, la sortie s'est terminée à la brasserie du Mont d'Hubert où quelques couples de Merles à plaston (visiteurs occasionnels de notre région) ont pu être observés.

 

Rédacteur : Léo Parrel

 

Published by Naturalistes Sans Frontière - dans L'association
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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 17:46

Le 22 mars 2010
  
A la demande des institutrices et de Mme Demazure, directrice de l'école maternelle Kergomard (située au Pont du Leu à Calais),  Naturalistes Sans Frontière a invité 4 classes de l'école à découvrir les oiseaux et leurs moeurs.
 

Maternelle-3

Maternelle-1

  Maternelle-8                     Maternelle-7.jpg                                                                                                                                                                                                            

  

        Les questions ont fusé :
- "Comment font les oisillons pour monter et s'installer dans les nichoirs ?"
- "Que mangent les oiseaux ?" "Des chenilles et des vers de terre ? Beurk !!"  
etc...   
                                               Maternelle-4

    Expliquer la nature aux petits, voila une expérience qui a particulièrement plu à la secrétaire de l'association : Céline Croibier 

  Maternelle-010.jpg

 

  Maternelle-011

 

       

L'heure de la récréation a sonné et les membres de l'association en ont profité pour poser 2 nichoirs dans les arbres devant les enfants.
Autant dire que ces nichoirs seront suivis de très près.
Les mésanges bleues et charbonnières sont attendues avec impatience !!
 

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Published by Naturalistes Sans Frontière - dans L'association
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 18:23

Pour la sauvegarde des abeilles exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques et systémiques...


Veuillez lire le
descriptif de la pétition (pdf) avant de signer.


Abeille-et-tournesol-photo-Y-Thonnerieux.jpg

Pour signer cette pétition remplissez le formulaire suivant en indiquant une adresse mail valide car il vous sera adressé un mail de confirmation.
N’oubliez pas de confirmer votre signature.
 Dans le cas contraire celle-ci ne sera pas prise en compte.






Vous pouvez diffuser cette pétition :
- en imprimant le pdf
- en copiant le lien vers cet article :

 http://www.apipro-ffap.fr/sapb/spip.php?article21


ATTENTION !

 N’oubliez pas de surveiller vos mails et de valider votre signature ! Nous vous demandons de faire très attention pour ne pas faire d’erreur en tapant votre adresse mail. Car si l’adresse mail n’est pas valide, la signature ne peut être validée. C’est chaque jour le cas pour un certain nombre.

 

 

 

Published by Naturalistes Sans Frontière - dans Protection des espèces
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 18:55

(13/01/2010)

Cet hiver sera particulièrement néfaste pour les oiseaux de nos jardins, tant le sel a été épandu…


BRUXELLES


Moineau-Domestique-11.gif“On sait que le sel pendant l’hiver est toujours un grave problème pour les oiseaux, mais cette année, et sans doute encore plus que l’année passée, vu les quantités de sel déjà épandues, 47.000 tonnes, et les ruptures de stock annoncées, on comptera encore plus de victimes .”

Jan Rodts, pour la Ligue de protection des oiseaux, est ainsi pessimiste sur le sort de nos amis à plumes. “Quelques milligrammes de sel suffisent pour tuer un oiseau de nos jardins .” Très exactement 7,4 mg pour un moineau dont le poids avoisine les 28 grammes.

“Les oiseaux qui boivent de l’eau salée manifestent les mêmes symptômes qu’un ivrogne : ils sont groggy et peuvent se retrouver au milieu de la rue sans réaction .” Et ils se font écraser. Quand ils ne meurent pas d’un blocage des reins (les oiseaux n’ont pas de vessie) consécutif à l’intoxication. Or, en hiver, les oiseaux picorent la neige (souvent salée) pour s’abreuver ou boivent l’eau des caniveaux quand la fonte a lieu. “Ils sont attirés quand l’eau coule le long des gouttières ou des routes et c’est un cercle vicieux car le sel va leur donner soif et ils vont continuer à boire encore et encore .”

Jan Rodts confirme donc que, dans les centres de revalidation de la Ligue de protection des oiseaux, les animaux défilent ces jours-ci et subissent avec des sondes une cure d’eau fraîche qui permet à neuf oiseaux sur dix de s’en sortir.

“Nous essayons de sensibiliser les autorités à l’utilisation de produits moins agressifs que le sel pour le déneigement, comme le sable ou les granulés d’argile déjà testés dans certaines communes. Nous leur demandons aussi de redoubler d’attention près des endroits à forte concentration d’oiseaux comme les parcs .” Un conseil simple, enfin, pour Monsieur Tout-le-Monde : une écuelle avec de l’eau propre sur une terrasse déneigée…

N. F.

http://www.dhnet.be/infos/societe/article/296095/le-sel-tue-les-oiseaux.html%3E

Published by Naturalistes Sans Frontière - dans Environnement
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 10:01

A l'ouest de Calais, il ne subsiste plus qu'une seule colonie d'Hirondelles de fenêtre située sur  les anciens bâtiments de la Gendarmerie. 

Avec l'aide des gendarmes, 86 nids (dont 1 colonisé par des moineaux) y ont été dénombrés le 16 décembre 2009. 

Nord Littoral Gendarmerie 16-12-01
(cliquer sur la photo pour accéder à l'article)
 

A noter que ces nids se concentrent uniquement sur les bâtiment anciens, les bâtiments plus récents sont  boudés par nos voyageuses.

Notre association a obtenu l'autorisation de faire le suivi de cette dernière colonie.
Rendez-vous a été également pris pour vérifier la présence éventuelle de Chauves-souris.

Un grand coup de chapeau aux gendarmes de cette caserne que nous avons sentis très sensibilisés par la protection des des espèces menacées.

Ont participé à ce comptage : 
David Dhaisne, Jean-Marc Struye, Mathieu Gens et Philippe Hochart

Published by Naturalistes Sans Frontière - dans Réseau Hirondelles
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 13:42

Pas moins de 30 nichoirs Schwegler pour Hirondelles de fenêtre ont été commandés par Habitat6259/Picardie SA.

C’est  avec un réel plaisir que les habitants de l’immeuble Touraine Avenue Toumaniantz à Calais ont accepté la pose d’un nichoir sur leur balcon.

Un geste fort donc de la part de Habitat6259/Picardie SA qui dans son sillage, incite ses locataires à protéger les espèces menacées.

D’autres projets suivront prochainement avec ce bailleur social, dont l’aménagement d’un blockhaus destiné à l’hivernage des Chauves-souris.



REPORTAGE DE CALAIS TV



LES DIFFERENTES INTERVENTIONS AVANT LA SIGNATURE D'UN CONTRAT MORAL
ENTRE LES 3 PARTENAIRES :

- LES LOCATAIRES VOLONTAIRES
- HABITAT6259-PICARDIE SA
- NATURALISTES SANS FRONTIERE


CALAIS

Le Vendredi 13 Novembre 2009

  • Discours de Monsieur Denis LANNOY

Directeur Ressources HABITAT 62/59 PICARDIE

Je suis très heureux de me retrouver parmi vous aujourd’hui, pour poser avec l’association Naturalistes Sans Frontière, plusieurs nichoirs à Hirondelles de fenêtre à la Résidence Touraine de Calais.

Habitat 62/59 Picardie est le premier bailleur social à s'impliquer fortement dans la protection de la nature. En partenariat avec Naturalistes Sans Frontière, le siège social de la société s'est doté de nombreux nichoirs. Habitat 62/59 Picardie a pris en charge les nichoirs pour la Maison Hirondelles/Chauves-souris de Marck –

Ce partenariat a permis de mettre en place un protocole concernant les réfections de façades et a également décidé d'intégrer des nichoirs dans les bâtiments neufs.

Vous le savez, la protection de l’environnement est une préoccupation constante d’HABITAT 62/59 PICARDIE. Par sa politique environnementale, elle affiche sa volonté d’être une entreprise citoyenne et de minimiser les impacts environnementaux qui résultent de la conception, de la construction, de l’entretien et de l’exploitation de son patrimoine.

Conscient de notre responsabilité d’aménageur du territoire, HABITAT 62/59 PICARDIE entend agir en partenariat avec vous, nos clients locataires, avec nos fournisseurs, nos clients prescripteurs, pour limiter les émissions dans l’eau, l’air et le sol et économiser les énergies.

 

Pour cela, nous nous engageons au quotidien à :

- Préserver les ressources non renouvelables et en particulier en eau par le choix de produits et matériaux et équipement de l’habitat ;

- Réduire les quantités de déchets produit tout au long du cycle de vie des bâtiments et optimiser leur valorisation ;

- Réduire les consommations énergétiques en privilégiant la prise en compte des énergies renouvelables ;

- Transmettre une culture environnementale à nos clients et fournisseurs

- Prévenir toute pollution induite par nos activités ;

- Etre conforme ou dépasser toutes exigences légales ou réglementaires ainsi que les autres exigences volontairement souscrites ;

- Et entretenir le système de management environnemental pour permettre notre amélioration continue.

Grâce au travail de sensibilisation réalisé par l’association des Naturalistes sans Frontière, nous posons aujourd’hui, { la résidence Touraine, située au Beau Marais de Calais, des nids artificiels qui permettront à cette espèce migratoire de gagner un temps précieux dans la parade amoureuse avant de faire leur réapparition au printemps prochain.

  

Je terminerai enfin en vous rappelant nos projets en cours avec NSF :

- L’acquisition de nids en compensation de nids détruits lors de travaux de rénovation au Foyer de Ardres (Devis Raphael Cuignet) ;

- L’aménagement du blockhaus quai Lamarle pour accueillir les chauves souris (devis F. Bayart) ;

- La pose de nids à hirondelles (devis S.Siabas) à Dannes ;

- L’acquisition de 150 nichoirs pour distribution à la population (en cours de validation) ; une opération à mener conjointement avec Logis62 et l’OPH

 

Mesdames et Messieurs, je suis heureux d’avoir pu être parmi vous ce jour pour le lancement de cette belle opération. Je vous renouvelle, Monsieur le Président mes remerciements pour le partenariat qui uni votre association et HABITAT 62/59 PICARDIE.

Je vous remercie de votre attention.

Denis LANNOY, Directeur Ressources HABITAT 62/59 PICARDIE

 

  • Intervention de Philippe HOCHART Président de Naturalistes Sans Frontière

 Un grand coup de chapeau à Habitat 6259 qui nous donne aujourd’hui l’occasion de parler des espèces menacées, l’HdF en particulier.

Poser 30 nichoirs semble anodin et ne pas régler la problématique du déclin des HdF, c’est pourtant un geste fort de la part d’Habitat6259, la démonstration que les bailleurs sociaux peuvent jouer un rôle dans notre société allant bien au-delà de la location d’appartements ou de maisons.

Les bailleurs sociaux ont en effet la possibilité d’intervenir concrètement dans la protection de la biodiversité et la réconciliation, le rapprochement de l’homme et de la nature. Habitat6259 l’a bien compris en impliquant les locataires de la Résidence Touraine.  Il est évident que la biodiversité sera d’autant mieux défendue que les enjeux seront connus de tous.

Nous tenons à féliciter les locataires de cette résidence qui se sont portés volontaires pour accueillir un nid sur leur balcon. Je peux les assurer qu’ils ne le regretteront pas. L’Hirondelle de fenêtre est un oiseau très proche de l’homme qui finit par reconnaître les personnes qui l’hébergent. J’ai reçu toute cette semaine des appels d’encouragement, ou des propositions d’accueil de nids, ainsi que quelques anecdotes. L’une d’elles est particulièrement surprenante et révélatrice :

« A bois en Ardres, depuis 6 ans, un couple d’hirondelle a élu domicile dans l’encoignure d’une fenêtre. Et chaque année l’hirondelle, dès son retour, tapote à la fenêtre jusqu’à ce que le propriétaire l’ouvre. Le volatile pénètre alors dans la chambre, en fait le tour et repart. L’oiseau ne recommencera plus de toute la saison.   Surprenant, non ? »

Pour les enfants de la Resid Touraine, qui auront la chance d’avoir un nid sur leur balcon, c’est une véritable école de la vie, un cours de sciences naturelles à domicile

Donc avec les hirondelles, que du bonheur !

Nous remercions également les autres bailleurs sociaux qui soutiennent les actions de notre association. Des projets et réalisations sont en cours avec Logis62 et l’OPH. Ils peuvent, s’ils le désirent, en parler maintenant.

Au total, 3 grandes entités volontaires et impliquées avec qui nous pouvons réaliser de beaux projets de préservation et de sensibilisation.

La pose de nichoirs, notre travail actuel est un travail relativement facile et peu coûteux face aux résultats obtenus, c’est-à-dire le maintien d’un patrimoine faunistique urbain riche et proche de l’homme.

Mais pour aller au-delà de ce travail, et gérer durablement ce patrimoine, nous avons lancé une réflexion plus en profondeur.

En effet, la volonté de NSF est d’aider les acteurs du bâti. Mathieu Gens prépare actuellement une Charte, un guide technique qui permettra aux professionnels de prévoir la programmation des travaux en fonction des espèces nicheuses.

Cette charte va d’ailleurs bien au-delà.

Je laisse la parole à Mathieu pour nous en dire plus.

  

  • Intervention de Mathieu GENS chargé de l’élaboration d’une Charte en direction des acteurs du bâti

  Pourquoi une charte ? 


Pour aller plus loin que le simple mais indispensable travail de pose de nichoirs. Il faut nous doter d'un cadre de travail supplémentaire.

 


La cible 
: Hirondelles, martinets, passereaux et chauves souris.

Ces espèces, concernées par la charte, sont des espèces protégées. Et, malgré une législation stricte les populations sont en déclin. Les raisons sont multiples mais la quasi-totalité est liée à l’activité humaine.

 

La charte doit permettre :

1)     d’Appréhender la problématique qui lie ces espèces au bâti

2)     d’Apporter des solutions techniques aux techniciens de maintenance et aux responsables de la construction

3)     Que chacun puisse jouer un rôle dans la protection de la biodiversité.

 

NSF souhaite donc collaborer avec les signataires de la future charte (dont les bailleurs sociaux) dans les politiques de rénovations et de constructions immobilières. L’engagement porte sur deux grands objectifs.

 

-       Réaliser des travaux d’aménagement en faveurs des espèces. Améliorer la qualité d’accueil des espèces dans le bâti existant et dans le neuf. / proposer des modèles d’aménagements (différents lieux d’interventions sur les bâtiments)

 

-       Pouvoir réaliser les travaux habituels sans dérangement des espèces / proposer une aide à la gestion adaptée (calendrier d’interventions, des fiches actions contenue dans un cahier technique)

 

Un travail d’actualité :

 

On entend beaucoup parler de construction à basse consommation, de maison à énergie positive...

Mais on entend également parler de nouvelles idées de constructions à biodiversité positive ou encore de 15éme cible HQE…



LES DIFFERENTS ARTICLES DE PRESSE :
(cliquer sur les images pour accéder aux différents articles)


- Nord littoral du 09/11/2009 : MATHIEU GENS est chargé pour N.S.F. de la préparation d'une Charte, un guide technique en direction des acteurs du bâti :


  • - Voix du Nord du 12/11/2009 : NIDS D'AMOUR - "Vous aussi, accueillez une famille d'hirondelles sous votre toit !"


  • - Nord Littoral du 15/11/2009 :  "les hirondelles auront de nouveaux nids"

 

  • - Voix du Nord du 16/11/2009 : "Le blochaus du quai Lamarle sera reconverti en dortoir pour chauves-souris"


 





Published by Naturalistes Sans Frontière - dans L'association
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 07:22


Le printemps approche, lentement mais sûrement, et, pour certains, il est pour demain, après-demain; seules la température, l'humidité et la luminosité déclencheront le réveil après 3 à 4 mois de repos hivernal du "monstre" le plus répugnant, le plus empreint de croyances populaires et toujours associé à la sorcellerie: j'ai nommé le crapaud commun, Bufo bufo bufo.

Mais, car il y un MAIS, saviez-vous que cet hôte de la terre, des forêts, des jardins, des marécages, des fossés, des étangs, de la plaine comme de la montagne, de la ville (on le trouve dans certains parcs de Genève) comme de la campagne, est tout ce qu'il y a de plus utile pour la protection de vos salades? Allons bon, l'auteur délire; et bien non, car ce "résidu d'extrait d'élixir peu ragoûtant que tout le monde vénère..." joue un rôle capital dans la destruction, la régulation d'invertébrés de toute sorte tels les vers de terre, les limaces, les chenilles, les coléoptères, les fourmis et j'en passe et des meilleurs dont vous ne pourriez imaginer l'existence.

C'est le crapaud le plus grand de France: la femelle peut atteindre 12 cm (voire même 18 cm dans le sud de l'Europe), le mâle atteint tranquillement 8 à 9 cm et est muni de forts avant-bras dont les trois doigts internes sont munis de coussinets rugueux et noirâtres nommés "callosités", en période de reproduction uniquement. On peut également reconnaître celui-ci en le saisissant, il émettra alors quelques coassements alors que la femelle restera muette.

35 ans d'existence, non sans risque !

La durée de vie de notre "protège salade" peut dépasser 35 ans sauf si, par mégarde, il s'aventurait à avaler une limace empoisonnée, d'où l'importance d'utiliser des méthodes naturelles (soucoupes remplies de bière) pour éliminer les gastéropodes si les dégâts faits au potager sont majeurs.

Ses prédateurs naturels sont principalement la couleuvre à collier, le hérisson qui utilise son venin pour enduire ses piquants et certains oiseaux dont la corneille. Un autre facteur qui abrège la vie de ce batracien est la mortalité élevée en temps de migration printanière sur nos routes de campagnes traversant leurs territoires. En effet, dès que les conditions climatiques deviennent favorables pour l'éveil et la reproduction, des milliers de crapauds se déplacent alors vers leur site de ponte qui correspond à leur lieu de naissance en général: ils doivent alors souvent traverser des routes fort fréquentées. Des centaines d'entre eux périront sous les roues d'automobilistes peu soucieux voire ne pouvant faire autrement tellement il y en a. Souvenez-vous, la route n'est pas seulement glissante en cas de pluie, elle est doublement dangereuse en cas de pluie et de présence de batraciens. Heureusement il existe maintenant des "tunnels" de migration d'amphibiens qui sont disposés sous les chaussées traversant des voies de migrations importantes.

La reproduction des crapauds

Après ces considérations asphaltées, revenons à notre crapaud. Les mâles sont tellement pressés de trouver une compagne qu'ils peuvent s'agripper jusqu'à dix sur une femelle qui risquera de périr noyée sous le fardeau. J'ai pu observer le printemps dernier des femelles mortes d'éventration due à la puissance des avant-bras du premier mâle agrippé qui serrait de plus en plus fort alors que d'autres prétendants s'agrippaient à leur tour.

A propos de reproduction, signalons que la femelle est capable de pondre environ 8000 oeufs disposés en double cordons gélatineux accrochés aux plantes aquatiques. Les têtards, qui vivent de manière grégaire, se reconnaissent facilement par leur taille modeste (3cm) et leur couleur noire; ils se rassemblent donc en bande près de la surface et au bord des points d'eau où la température est plus élevée. La plupart d'entre eux périront d'attaques de prédateurs (larves d'insectes aquatiques, tritons, poissons), ou de conditions défavorables (pollution, assèchement) et seul 1% d'entre eux produiront un adulte capable de donner une descendance. Le parcours du combattant est particulièrement sélectif pour l'ensemble des crapauds et des grenouilles.

Les "pluies de crapauds" comme on en parlait jadis tiennent du fait de l'émergence massive de jeunes après des pluies abondantes. Ceux-ci, dès la métamorphose qui a lieu en général fin juin, se réfugient dans de petites anfractuosités du sol ou sous des pierres et des débris végétaux. Ils mèneront alors toute leur vie une existence terrestre (sauf pour la ponte), crépusculaire et nocturne. Le crapaud est casanier, semble connaître très bien son territoire de chasse et revient en principe toujours au même refuge, années après années.

Rappel

La manipulation de l'animal est sans danger pour l'homme. D'autre part l'ensemble des batraciens et reptiles de France sont strictement protégés, ainsi que leurs biotopes. Les prélévements dans la nature sont interdits.

Pierre-Yves  ( http://www.batraciens-reptiles.com/ )


http://www.aujardin.info/fiches/crapaud_commun.php


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